Soumis yeux bandé donjon des Vignes Master Apex Anax

Maître & Soumis :

Notre Maître est aussi un homme

Nous, esclaves, reconnaissons-le, sommes très exigeants vis-à-vis de nos Maîtres. Nous les voudrions « sur mesure », taillés pour combler nos fantasmes, pour nous faire vivre ce que nous sentons avoir besoin… Le plus souvent, nous entrons en relation en demandant « que vas-tu me faire ? » et il vaut mieux que le programme nous convienne. On se demande souvent, au final, qui est le Maître et qui est l'esclave…

Nous demandons ÉNORMÉMENT à notre Dom. Parfois nous l'exigeons, puis nous cherchons la nouvelle perle rare. Et puis, un jour, nous rencontrons quelqu'un qui nous donne envie de poser nos valises. C'est là qu'est la difficulté : laisser notre Dom prendre sa place, arrêter de vouloir le « téléguider » et le laisser réellement nous guider.

Nous devons cesser de regarder le Dom comme un sextoy et le considérer comme un partenaire à part entière. Voici, traduit et adapté d'un texte anglais, ce à quoi nous devons réfléchir pour comprendre ce qu'un Dom est en droit d'attendre de nous.

(Ce texte concerne les relations Maître/esclave suivies, voire à long terme.)

1. Soyez conscient de vos responsabilités

Les Dominants ont des responsabilités : pardonner, comprendre, être forts, sages et patients. Ils assument les conséquences de nos actions. Mais les soumis ont aussi des responsabilités : elles commencent par la communication, la patience, le travail pour établir la confiance et la discrétion sur la relation.

2. N’oubliez pas la patience

Pourquoi être pressé d'être immédiatement « pris au piège » ou de multiplier les colliers ? Prenez le temps de vous découvrir. Il faut du temps avant qu'un Dominant devienne VOTRE Maître. Il lui faut du temps pour apprendre vos manies, votre langage corporel, vos craintes et vos sentiments.

3. Avoir des attentes réalistes

Nous ne sommes pas parfaits, et les Dominants non plus. Attendre d'un jeune homme qu'il ait tout (donjon, argent, expertise totale) est naïf. Construire une relation demande du travail des deux côtés. Nous sacrifions notre corps et notre âme, mais le Dom donne aussi son temps, son argent et ses émotions. Respectez son effort.

4. La cohérence

Avoir un soumis qui change de personnalité entre le matin et le soir est épuisant. Nous attendons de vous le même dévouement le lundi que le samedi soir. Si vous donnez un personnage différent chaque jour, même le plus grand Maître ne pourrait pas le gérer.

5. La discrétion

Aller en ligne pour critiquer son Maître parce qu'il n'a pas fait tel mouvement la veille n'est pas correct. Nous ne bavardons pas sur vos réactions intimes avec les autres Dominants, faites preuve de la même courtoisie. Si vous avez un problème, parlez-en d'abord à votre Maître. (Note : cela ne concerne pas les abus réels qui doivent être signalés aux autorités).

6. Confiance : faire réellement confiance

La confiance demande des efforts et de la communication des deux parties. Si votre Dominant doit constamment "prouver" qu'il mérite votre confiance tous les jours, la relation devient un marathon épuisant où il finit par être utilisé.

7.  Santé

C'est une évidence trop souvent oubliée. Si vous avez des problèmes psychologiques (dépression, bipolarité), cherchez une thérapie ou un traitement avant d'approcher un Dominant. L'établissement de relations profondes doit se faire une fois que la santé mentale est maîtrisée.

8. Arrêtez de ressasser le passé

Votre dernier Dominant vous a blessé ? Le dernier soumis de votre Maître a peut-être été un échec aussi. Mais ici, nous partons de zéro. Nous n'avons pas besoin d'une comparaison hebdomadaire avec vos ex-partenaires. Laissez le passé enterrer le passé.

9. Honnêteté et compréhension

La Domination est difficile et parfois épuisante. Nous devons réfléchir à tout : ton de voix, outils, vêtements, impact psychologique. Parfois, nous sommes trop fatigués pour être le Maître idéal. Nous méritons aussi un peu d'attention et de compréhension.

10. Communication

Maître ET esclave. Le « et » signifie que la communication va dans les deux sens. Si vous avez une inquiétude ou une blessure, asseyez-vous et parlez-en en tête-à-tête plutôt que de le démolir sur les réseaux sociaux. Si vous ne faites pas d’effort pour communiquer, vous êtes le problème, pas le Dom.