Les Clés de la Soumission :
De la Théorie à la Pratique
La domination et soumission (D&s, Ds ou D/s1), connue dans le domaine sadomasochiste, sont un jeu de comportements et de désirs dans lequel une personne souhaite être dominée.
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Le Test DOE :
Évaluer pour
mieux progresser
Douleur, Obéissance, Endurance
Afin d'assurer un suivi personnalisé et d'adapter chaque session au niveau réel du pratiquant, j'ai mis en place un protocole d'évaluation exclusif : le Test DOE (Douleur, Obéissance, Endurance).
Ce test, qui se déroule au cœur de nos sessions,
permet de mesurer précisément vos capacités
sur trois piliers fondamentaux :
- Douleur : Une évaluation ciblée, se concentrant principalement sur la sensibilité et la résistance au niveau des tétons.
- Obéissance : Un test de réactivité et de soumission
à l'autorité, observé tout au long de la session.
- Endurance : Évaluée lors de la session , cette étape combine l'effort physique et la gestion
de la douleur sur la durée.
À l'issue de ces épreuves, un niveau vous sera attribué
sur une échelle de 1 à 9. Ce score nous servira de base
pour construire vos futures formations et garantir une progression sécurisée et cohérente.
Consultez mes [règles de sécurité au donjon]
9 NIVEAUX DE LA SOUMISSION
Les Nuances de la Soumission :
De la Pratique à l'Esclavage
Dans la culture BDSM, les termes "soumis(e)" et "esclave" recouvrent des réalités très différentes selon les individus. Comme le souligne Diane Vera dans son ouvrage The Lesbian S/M Safety Manual (1988), il existe une vaste échelle entre le désir d'une session et le don de soi total.
On distingue généralement deux pôles :
- Le désir de mise en scène : Pour certains, dire "Je veux être ton esclave" exprime avant tout un désir de contrainte physique (être attaché, bâillonné ou fouetté) le temps d'une session. Ici, le terme définit un rôle de jeu intense mais délimité dans le temps.
- L'engagement de vie (Servitude) : À l'autre extrémité, on trouve ceux qui aspirent à devenir la "propriété" d'un Maître ou d'une Maîtresse. Leur but est d'exister pour le plaisir de leur supérieur, en devenant un servant personnel dont la vie est dédiée au service.
Entre ces deux extrêmes, il existe une multitude de nuances. La soumission n'est pas un bloc unique, mais un dégradé de pratiques et d'engagements que nous explorons ensemble pour trouver votre juste place.
Niveau 1 : Le(la) Masochiste non soumis(e) ou le(la) Fétichiste sensuel(le)
À ce premier niveau, la personne ne recherche pas la servitude, l’humiliation ou le fait de céder le contrôle à autrui.
Son intérêt se porte exclusivement sur la douleur et/ou une sensualité plus « épicée ». La pratique reste toujours sous son propre contrôle et selon ses propres termes, dans le but unique de son plaisir personnel. Elle souhaite recevoir des sensations corporelles intenses, mais n’est aucunement intéressée par le fait de servir un partenaire ou de répondre à des besoins sadiques tiers.
Niveau 2 : Le(la) Pseudo Soumis(e), non esclave
À ce niveau, la personne n’est pas intéressée par le fait de « jouer à l’esclave ». Son attirance se porte sur d'autres formes de soumission à travers des jeux de rôles spécifiques, tels que le professeur et l’élève, l’infantilisme ou le travestissement forcé.
Bien que souvent intéressée par l’humiliation liée au scénario, elle refuse le concept de servir un(e) Maître(sse), même dans le cadre du jeu. C’est une personne qui garde une forte emprise sur le déroulement de la séance : c’est elle qui décide en grande partie des règles et de la direction du jeu.
Niveau 3 : Le(la) Pseudo Soumis(e), esclave par jeu
À ce stade, la personne apprécie de « jouer » à l’esclave. Elle aime ressentir la soumission et se mettre au service d’un(e) Maître(sse). Dans certains cas, elle accepte d'être utilisée pour satisfaire les besoins sadiques de son partenaire.
Cependant, cette soumission s'exerce toujours selon ses propres termes et conditions. C'est elle qui dicte en grande partie le déroulement de la scène. On retrouve souvent à ce niveau des adeptes de fétichismes précis, comme par exemple l'adoration des pieds (foot fetish).
Niveau 4 : Le(la) Vrai(e) Soumis(e), non esclave
À ce niveau, la personne franchit une étape en donnant le contrôle à son partenaire, de façon temporaire et dans le cadre de limites négociées. Sa satisfaction ne réside pas dans le fait de servir ou d'être utilisée, mais dans d'autres aspects de la soumission.
Elle est excitée par le suspense, le sentiment de vulnérabilité et le fait de déléguer la responsabilité de la séance à son partenaire. Elle ne contrôle pas (ou très peu) le déroulement de la scène, sauf pour les grandes lignes définies au préalable. Contrairement aux niveaux suivants, elle recherche ici son plaisir direct plutôt que le plaisir de plaire au dominant.
Niveau 5 : Le(la) Vrai(e) Soumis(e), esclave par jeu
À ce stade, la personne accorde le contrôle total à son partenaire de manière temporaire, sur une durée brève et dans un cadre strictement négocié. Sa satisfaction profonde provient du fait de servir et d’être utilisée par son(sa) dominant(e), principalement dans un but de plaisir, souvent érotique.
Son rapport à la douleur est spécifique : elle l’apprécie peu ou pas pour elle-même. Si elle l'accepte, c’est de façon indirecte, par pur dévouement : elle se laisse utiliser pour combler les besoins sadiques de son partenaire et impose peu de limites à cet aspect tant que cela sert le plaisir de l'autre.
Niveau 6 : Esclave court terme, sans se commettre (plus qu'un jeu de soumission)
À ce niveau, la personne cède le contrôle à son partenaire (dans le cadre de limites définies) afin de servir et d'être utilisée par le dominant. Ce service s'étend à des domaines aussi bien érotiques que non érotiques, mais s'exerce uniquement lorsque le(la) soumis(e) en ressent l'envie.
Il est possible ici d'adopter un rôle d'esclave « à plein temps » pour une période déterminée (plusieurs jours, par exemple), tout en gardant la liberté de mettre fin à l'expérience à tout moment. Bien qu'une relation à long terme avec un(e) Maître(sse) puisse exister, le(la) soumis(e) conserve toujours le dernier mot sur les périodes où il(elle) choisit de servir.
Niveau 7 : À temps partiel, consensuel mais vrai(e) esclave
À ce stade, la personne entretient une relation stable avec un(e) Maître(sse) et se considère comme sa propriété de manière permanente. Sa volonté est d'obéir et de satisfaire son(sa) Maître(sse) dans tous les aspects de la vie, qu'il s'agisse d'activités érotiques ou de tâches quotidiennes non érotiques.
Bien que l'esclave consacre une partie de son temps à ses obligations extérieures (comme le travail), le(la) Maître(sse) dispose d'une priorité absolue sur tout son temps libre. L'engagement est réel et constant, même si la disponibilité physique n'est pas de 24h/24.
Niveau 8 : Esclave à temps plein, consensuel
À ce niveau, en dehors de quelques limites et règles de base, l’esclave considère que sa propre existence est dédiée au plaisir et au bien-être du(de la) dominant(e). En contrepartie, l'esclave exige d'être traité(e) comme la possession la plus précieuse de son(sa) Maître(sse).
Cette situation peut être comparée au rôle traditionnel de la gestion du foyer, à la différence majeure qu'elle est ici totalement
consensuelle et réfléchie, ce qui est d'autant plus significatif lorsque l'esclave est un homme. Dans la philosophie BDSM, un tel engagement n'est jamais pris à la légère : en raison de l'ampleur du don de soi et du pouvoir délégué au dominant, l'esclave évalue la relation avec un soin extrême. Conscient des responsabilités et des enjeux, il n'entre dans ce mode de vie qu'après une entente plus claire et précise que celle d'un contrat de mariage.
Niveau 9 : Esclave total(e), consensuel et sans limites
Ce niveau est souvent considéré comme une fantaisie idéale qui n’existe probablement pas dans la réalité. Les seuls cas connus de soumission absolue sans aucune limite se retrouvent généralement dans certains contextes religieux ou sectaires où le consentement est induit par une forme de manipulation mentale, perdant ainsi son caractère volontaire et consensuel.
Bien que certains puristes du milieu BDSM affirment qu'un(e) esclave n'en est un(e) que s'il est prêt à exécuter n'importe quel ordre sans exception, la réalité est différente. L’expérience montre que même les personnes se revendiquant « esclaves sans limites » conservent, dans les faits, des barrières psychologiques ou physiques. L'auteur de ces lignes émet donc de sérieux doutes sur la véracité d'une soumission totale et absolue dans un cadre sain.